Test Parrot Disco : voltiges assurées!

L'aile volante Parrot Disco.Le Parrot Disco n’est pas un drone mais, disent les spécialistes, une aile volante. Bonne surprise : pas besoin d’être un as pour le faire voler et se faire plaisir. Prise en main.

L'aile volante Parrot Disco avec le Skycontroller 2 et le casque FPV Cockpitglasses, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

L’aile volante Parrot Disco avec le Skycontroller 2 et le casque Cockpitglasses, 2016, Ph. M. KANE.

Parrot s’est fait connaître ces dernières années par ses drones destinés au grand public. J’ai pu tester entre autres les différentes versions du Bebop (ici pour la prise en main du premier, là pour l’avant-test du deuxième et encore par-là pour le dernier test). L’un des points forts que j’ai tout de suite appréciés dans ces engins volants, ça a été leur stabilité. Très utile pour faire des images mais aussi pratique lorsque l’on débute, qu’on panique un peu, ne sachant pas comment guider le drone : en lâchant les commandes, on sait au moins que l’appareil va rester sur place, ne plus avancer vers l’obstacle qui semblait tant l’attirer. Puis vint Disco! Un autre type d’engin que Parrot fabrique maintenant : une aile volante, grosso-modo un avion télécommandé aux ailes larges et étendues. La vidéo d’emblée impressionnait. Le Parrot Disco est un bolide volant (pouvant atteindre jusque 80 km/h d’après le fabricant). Il pique du nez, se redresse, plane, fait des virages dans tous les sens. Une caméra embarquée filme des vidéos Full HD (1920×1080), prend des photos de 14 mégapixels (stockées dans une mémoire interne de 32 Go). Tout cela, avant de voir le Parrot Disco en vrai, a l’air intéressant, excitant plus précisément. Mais cela m’a semblé plus difficile à piloter qu’un drone! Que faire pour éviter un obstacle? C’est un avion, pas un hélicoptère, ni un drone : il ne peut faire de vol stationnaire.

Le capteur ultrason de l'aile volante Parrot Disco, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

Le capteur ultrason de l’aile volante Parrot Disco, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

J’ai eu la chance de prendre en main ce Parrot Disco. Dans des conditions disons presque idéales. En tout cas nous avons eu de la place (nous étions plusieurs). Car l’aile volante, bien plus qu’un drone, exige beaucoup d’espace, un volume dégagé. Nous avons fait cette prise en main sur le terrain du Polo Club de Chantilly. Certes il y avait quelques bâtiments aux alentours. L’espace aérien au-dessous de nos têtes était suffisamment grand pour faire évoluer plusieurs Disco.

L'aile volante Parrot Disco, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

L’aile volante Parrot Disco, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

Piloter cette aile volante est en fait relativement aisée. Pour son décollage, après avoir démarré l’unique moteur (qui fait tourner l’hélice située à l’arrière), en le retient d’une main quelques instants puis on le lance vers l’avant. Le système le fait prendre alors automatiquement de l’altitude. Le Parrot Disco tourne en rond alors le temps que le pilote prenne la relève. L’aile volante se pilote à l’aide de la nouvelle télécommande de Parrot, le Skycontroller 2, bien plus compacte que la précédente version. La portée de la télécommande annoncée par Parrot est de 2 km. Un smartphone, iOS ou Android, se connecte aussi à la télécommande et permet ainsi de visualiser entre autres les images enregistrées par la caméra de l’engin. Il est possible aussi de lui brancher le casque FPV (First Personal Viewer) Parrot Cockpitglasses. Dans ce cas, pour l’avoir essayé quelques instants, c’est vraiment immersif.
Le plus clair de mon temps passé à essayer ce Parrot Disco, je l’ai piloté via la télécommande Skycontroller 2. Par rapport à mes usages sur les drones, j’ai été un peu gêné par l’inversion des joysticks (je n’ai pas vérifié sur place comment changer les réglages des commandes) : il m’est alors arrivé de faire de brèves ascensions là où je voulais en fait descendre et inversement. Mais globalement, c’est bien plus aisée à piloter que mes craintes initiales. Pour être honnête je dois quand même vous dire que je n’ai pu éviter cet après-midi tous les obstacles. L’aile s’est prise dans un poteau… Le Disco s’est retrouvé au sol. J’ai bien cru que cela en était fini de l’engin. Mais non, heureusement, il a repris le vol sans grande égratignure. Les ailes du Parrot Disco sont faites en grande partie en polystyrène et elles peuvent se détacher et se refixer au fuselage sans dommage : c’est d’ailleurs démontées qu’elles se transportent le plus facilement. Parrot annonce une autonomie de 45 minutes pour le Disco. Je ne peux le confirmer n’ayant pas fait voler l’appareil sans arrêt ce temps-là. Mais a priori ça ne semble pas exagéré. En sachant cependant que le Parrot Disco passe par des périodes de planage pendant lesquels l’hélice est moins (ou pas du tout?) sollicitée.

L'aile volante Parrot Disco avec sa batterie et son système de contrôle, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

L’aile volante Parrot Disco avec sa batterie et son système de contrôle, 09 2016, Ph. Moctar KANE.

Prix 1 300 €.

J’aime
La relative facilité de manipulation.
La résistance notable aux chocs.
L’autonomie.

Je n’aime pas
Le prix.

Conclusion
Terriens, vous allez certainement vous régaler, tout comme moi, à faire voler cette aile volante Parrot Disco dans tous les sens. A condition de disposer d’un espace bien dégagé et vaste. Son pilotage est dans l’ensemble relativement aisé. Mais vraiment, afin d’être vraiment à l’aise, vous devez disposer de place. Vous devez aussi pouvoir vous offrir cet engin! Son prix n’est pas donné. Autre chose, si c’est la capture d’images de paysage qui est primordiale pour vous, tournez-vous vers un drone : pour la même somme et même moins vous aurez de la 4K et des photos de meilleures qualités. Par contre pour les sensations fortes…

Moctar KANE.

Et voici une vidéo de la prise en main sur le terrain de cette aile volante Parrot Disco :

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