Test Parrot Bebop 2 : un drone grand public pour filmer

Le drone Parrot Bebop 2.Voici donc le test de ce drone Parrot Bebop 2. Après une prise en main faite à l’intérieur il y a plusieurs mois, je peux vous dire que les bonnes impressions de départ se sont confirmées lors des vols à l’extérieur. A quelques points près, d’autant que la concurrence s’est montrée agressive entre temps.

Le drone Parrot Bebop 2, 2016, Ph. Moctar KANE.

Le drone Parrot Bebop 2, 2016, Ph. Moctar KANE.

Il me tardait vraiment de tester ce Parrot Bebop 2, surtout à l’extérieur, après la prise en main faite lors de sa présentation officielle en France il y a déjà un certain temps. J’ai eu la chance de l’avoir à disposition pendant plusieurs mois. Même si de longues périodes de pluie ne m’ont pas toujours permis de le tester comme je voulais, je l’ai quand même suffisamment piloté pour vous me faire une opinion de ce quadricoptère.

Design
Je trouve le look de ce drone réussi. Propulsé par un jeu de quatre hélices à trois pales, l’ensemble présente un design bicolore noir/blanc assez épuré. La coque est en plastique, tout comme la structure composée en partie par les quatre bras au bout desquels se fixent les moteurs. La partie avant, qui entoure l’objectif, un fisheye, est même en polystyrène.
A l’arrière du corps du drone, il y a le bouton d’allumage et une prise micro SD pour le transfert des images prises par le drone vers un ordinateur (une autre méthode consiste à les récupérer sur son appareil mobile, smartphone ou tablette, via l’appli associée FreeFlight 3). La batterie se requinque en la retirant du drone et en la branchant sur un chargeur. A noter, le retrait de la batterie du drone est bien plus aisée qu’avec le Bebop de première génération! Voir la vidéo en fin de texte.

Le drone Parrot Bebop 2.

Le drone Parrot Bebop 2.

Autonomie renforcée
Le Parrot Bebop 2 est plus volumineux et lourd que le Bebop de première génération. Sur la balance il affiche 500 g (contre 389 g pour le prédécesseur). La différence vient principalement de la capacité de la batterie, plus grande : celle-ci est est de 2700 mAh. Parrot annonce une autonomie de vol de 25 minutes. Après plusieurs vols de ce Bebop 2, je peux vous dire que son autonomie a effectivement fait un bon : en moyenne elle est au moins de 20 minutes. Cela devient intéressant! Non pas seulement pour jouer mais surtout pour réaliser des prises de vues originales.

Pour jouer
Encore une fois, le Parrot Bebop 2 est un drone grand public. Il a son côté joueur! Il peut se piloter avec un smartphone ou une tablette (iOS ou Android). Pour diriger le drone dans l’espace, on choisit entre les modes normal, manette virtuelle ou expert. Dans la première on utilise à la fois l’action tactile du doigt mais aussi l’inclinaison de l’appareil mobile (smartphone ou tablette). Le second simule les commandes classiques d’une manette. Dans le troisième mode, en plus du mouvement du doigt sur l’écran et l’inclinaison donnée au mobile, on peut avec le deuxième doigt orienter la visée de la caméra : plus précisément on navigue et cadre ou « découpe » numériquement dans le large champs du fisheye la zone enregistrée. Grâce à une double tape sur l’écran, il est possible de faire exécuter au drone une acrobatie en l’air : pirouette par la gauche, la droite, par avant ou arrière. C’est sympa à faire. Mais il m’est arrivé plusieurs fois, alors que je voulais juste déplacer le Bebop 2 dans un sens de lui faire faire cette acrobatie involontairement. Par moments il s’est crashé au plafond. Évidemment, l’engin terminait au sol. Combien de fois ce Parrot Bebop 2 est-il tombé au sol? De nombreuses fois… Mais qu’est-ce qu’il est, heureusement, résistant aux chutes, l’air de rien! En cela il est très bien conçu. Bravo.

Pour un pilotage vraiment plus sûr et plus confortable, il faut passer à la télécommande dédiée, à savoir le Skycontroller. Ce gros accessoire est vraiment d’une grande ergonomie. Autant j’avais tendance à regarder l’écran de la tablette pour repositionner mes doigts sur la manette virtuelle, autant le pilotage avec ce Skycontroller me paraît plus fluide, plus aisé. Il a aussi des touches dédiées pour orienter l’angle de prise de vue de la caméra et déclencher la prise de vue, vidéo ou photo.
Avantage considérable, la portée théorique du Skycontroller est de 2 km en terrain dégagé contre environ 300 m lorsque le drone est piloté en wifi à partir d’un appareil mobile.

Pour filmer surtout
Ce qui m’intéresse le plus dans le Parrot Bebop 2 tout comme dans d’autres drones en général, c’est quand même la possibilité de faire des prises plus originales qu’avec un APN, de réaliser des images aériennes de manière plus aisée et autrement moins onéreuse qu’avec un hélicoptère. Sur ce plan-là, le Parrot Bebop 2 présente à la fois du bon, même du très bon, mais aussi du moyen.
L’un des points forts du Parrot Bebop 2, c’est sa grande stabilisation. Même dans le vent, il arrive à ne pratiquement pas bouger lorsque l’on laisse les commandes. Bravo! L’image enregistrée bénéficie aussi d’une grande stabilité. Du coup, les photos (au format maximum de 14 mégapixels) ont vraiment plus de chance d’être nettes. Mais dommage, la qualité des photos est bien moyenne. Manque de piqué, bruit trop visible.
Par contre, les vidéos Full HD sont de bonne qualité. A l’exception de phases d’accélération ou de décélération du drone, pendant lesquels l’image vibre brièvement mais intensément, la restitution en vidéo est satisfaisante.

Le drone Parrot Bebop 2, 2016, Ph. Moctar KANE : photo prise par l'objectif fisheye.

Le drone Parrot Bebop 2, 2016, Ph. Moctar KANE : photo prise par l’objectif fisheye.

Au sein de l’appli FreeFlight 3 de pilotage de votre Bebop, vous pouvez installer une extension, appelée Flight Plane, qui vous permet, comme son nom l’indique, de programmer vos « plans de vol » de votre drone Parrot Bebop 1 ou 2. Dommage, cette appli est relativement onéreuse. Mais qu’est-ce qu’elle est efficace et facile à utiliser! Avec Flight Plane vous tracez section par section le parcours du vol que va faire le drone. A chaque étape vous décidez de l’altitude. Entre deux points vous pouvez orienter l’axe longitudinal (et donc celui de l’objectif) du drone avec le doigt. Vous pouvez aussi saisir l’angle de prise de vue dans un menu lié à chaque point. Vous pouvez décider d’une pause pour faire un vol stationnaire, permuter entre la prise de vue photo et vidéo. Vous pouvez aussi rajouter sur le parcours un ou des points d’intérêt vers lesquels la caméra du drone pointera pendant son vol. Globalement, une réussite ce Flight Plane! Sachez que vous n’êtes pas obligé d’activer ce mode de pilotage pré-programmé quand le drone est au sol ou à altitude trop basse. Je vous conseille même d’opérer le décollage auparavant. J’ai en effet failli une fois faire crasher l’engin. Car entre le lieu de décollage et le point de départ effectif du parcours enregistré dans le Flight Plane, il y avait le feuillage d’un arbre. Le drone a effectué un vol en oblique (et non une élévation verticale suivi d’un déplacement horizontal) qui l’a presque fait passer à travers un écran végétal. Heureusement il a n’a touché que la partie haute du feuillage et a entamé ensuite son plan de vol sans encombre.

Perte de signal
Piloter son drone au-dessus d’un plan d’eau ou d’un cours d’eau peu fréquentés n’est pas vraiment un risque. A moins d’une panne moteur, ce qui est visiblement rare, cela ne pose pas de problème particulier. Le vent (modéré) ne pose pas non plus un gros problème : le Parrot Bebop 2 (tout comme première version d’ailleurs) est vraiment stable au vent. Le plus embêtant pour le pilotage du drone reste les arbres. Ils réduisent la visibilité et sont de véritables écrans pour la connexion wifi entre le drone et votre télécommande. Heureusement ce Parrot Bebop 2, comme d’ailleurs d’autres drones pilotés au GPS, possède la fonction de retour au point de départ. Elle s’active en cas de perte de signal pour différentes raisons. Cela m’a aidé une fois pour retrouver un drone dont j’avais perdu le contact radio…

J’aime
La très bonne stabilité du drone, même dans le vent.
La facilité de pilotage (surtout avec le Skycontroller en option).
La relative bonne autonomie (par rapport à la version 1).
La bonne qualité de la vidéo Full HD.
La grande qualité de l’appli de programmation d’itinéraire Flight Plane (payante).
La relative bonne résistance aux chutes.

Je n’aime pas
La qualité moyenne des photos.
Le prix élevé (comparé au principal leader).
L’absence de lecteur de carte micro SD.

Conclusion
Le drone Parrot Bebop 2 est très agréable à piloter, surtout avec sa télécommande dédiée Skycontroller. Heureusement, d’après ce que j’ai constaté au moment de finaliser le test et d’écrire ces lignes, le kit Bebop 2 et Skycontroller a baissé de prix. Si la qualité de la vidéo Full HD s’est améliorée comparée à celle d’il y a quelques mois, il reste que ce drone doit faire face à une concurrence féroce. Je pense à la série Phantom de DJI qui promet des caractéristiques techniques intéressantes à des prix revus à la baisse. Par exemple, le modèle entrée de gamme de la série 3, à savoir le Phantom 3 standard, qui enregistre en 2,7 K, est proposé à un prix un peu supérieur. En attendant, le Parrot Bebop 2 reste un drone très intéressant, surtout si son prix baisse.

Moctar KANE.

Voici le résumé vidéo du test de ce drone Parrot Bebop 2 :

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Une réflexion au sujet de « Test Parrot Bebop 2 : un drone grand public pour filmer »

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